Dans le cadre des stratégies de gestion des catastrophes naturelles, la Commission nationale pour l’UNESCO, en partenariat avec le Bureau régional pour l’éducation en Afrique (BREDA) de l’UNESCO a organisé les mardi 29 et mercredi 30 novembre 2011, un atelier national d’experts sur la thématique : « Inondations au Sénégal - Relance du dialogue entre partenaires sociaux : document de diagnostic et de propositions ».
La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par Monsieur Kalidou Diallo, Ministre de l’Enseignement Elémentaire, du Moyen secondaire et des langues nationales, Président de la commission nationale sénégalaise pour l’UNESCO, en présence de son Excellence Pape Momar Diop, Ambassadeur du Sénégal auprès de l’UNESCO de Monsieur Barry, Représentant de Madame Ann Therese Ndong Jatta Directrice du BREDA et de Monsieur Aliou Ly, Secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO.
Les travaux de l’Atelier qui se sont déroulés sous la modération du Professeur Pape Goumba Lô, Directeur du Centre Expérimental de Recherches et d'Etudes pour l'Equipement (CEREEQ), Président de la Commission spécialisée Sciences naturelles et exactes de la Commission nationale pour l’UNESCO, ont enregistré tour à tour les présentations suivantes :
· « Rapport provisoire et document introductif au dialogue entre les acteurs » par M. Jean Pierre Yvon Fall, consultant ;
· « Politique de gestion des inondations » par le Commandant Amadou Fall Canar DIOP, Chef de la Division des Etudes et Opérations de la Défense Civile, Direction Protection Civile ;
· « Suivi de l’évolution de l’occupation du sol, un moyen de lutte contre les inondations » par M. Ousmane BATHIERY du Centre de Suivi Ecologique (CSE) ;
· « les inondations dans la banlieue Dakaroise : les Technosols » par le Dr Alfred Kouly TINE de l’Institut national de Pédologie ;
· « Contribution de la remontée des nappes dans les inondations et recherche de solutions » par Le Professeur Serigne FAYE du Département de Géologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
A la suite de ces interventions un débat fructueux et enrichissant s’en est suivi qui a abouti aux recommandations suivantes :
i. créer une agence nationale qui aura une position stratégique;
ii. organiser des rencontres ultérieures pour l’approfondissement des propositions issues de l’Atelier ;
iii. sensibiliser les populations pour une bonne gestion environnementale ;
iv. mener les actions locales en phase avec la stratégie globale de gestion durable des inondations ;
v. redynamiser la plateforme nationale ;
vi. renforcer de la coordination civilo-militaire ;
vii. élaborer une stratégie nationale et une gestion concertée ;
viii. sensibiliser les populations de la banlieue (zones à risques en général) ;
ix. assurer une gestion des infrastructures mises en place ;
x. coordonner les actions des différents intervenants ;
xi. renforcer les moyens des autorités locales dans la gestion du foncier ;
xii. mettre en place un comité représentatif des organisations communautaires de base au niveau des collectivités locales pour susciter l’approche participative ;
xiii. mettre en place des ouvrages et des bassins d’écrêtage ;
xiv. réaménager le réseau hydrographique ;
xv. reprendre les pompages pour le drainage de la nappe de Thiaroye afin de rabattre le niveau ;
xvi. amener l’ensemble des acteurs à proposer des solutions durables et pérennes ;
xvii. mutualiser les ressources en termes de gestion des catastrophes ;
xviii. mettre en place un cadre logique d’intervention.
L’atelier a ainsi permis :
· d’identifier l’ensemble des actions à entreprendre sur un même axe prioritaire réparti sur quatre grandes phases pour assurer une coordination efficiente : phase de prévention, phase de préparation,
phase d’urgence et phase de relèvement;
· de connaître les différentes catégories d’acteurs impliquées dans la gestion des inondations ainsi que leurs rôles et leurs actions;
· jeter les bases d’un dialogue national entre les acteurs concernés par les inondations pouvant permettre de les réunir pour rechercher ensemble des solutions durables et consensuelles.
