[Skip Header and Navigation] [Jump to Main Content]
Accueil

Présentation

  • Accueil
  • Historique et mission
  • Organigramme

Divisions

  • Education
  • Culture
  • Communication et information
  • Sciences exactes et naturelles
  • Sciences humaines et sociales
  • Ecoles associées, Clubs UNESCO et ONG

Services

  • Actualités
  • Agenda
  • ISESCO
  • Bourses UNESCO
  • Documentation
  • Activités en images
  • Liens utiles
  • Messagerie
  • Contacts

Connexion utilisateur

  • Créer un nouveau compte
  • Demander un nouveau mot de passe
  • Voir
  • Se répète
Accueil

Atelier sous-régional de formation sur l’éducation environnementale au profit des coordonnateurs, directeurs, planificateurs et enseignants membres du RESEAO (Réseau du Système des Ecoles associées de l’Afrique de l’Ouest).

Soumis par maki le lun, 05/12/2011 - 13:13
  • activités
  • réseau
DSC_7409.JPG
Date: 
21/11/2011 - 13:00 - 22/11/2011 - 13:00
Lieu: 
salle de conférence du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Education en Afrique (BREDA) de Dakar

Les 21 au 22 novembre 2011, s’est tenu à la salle de conférence du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Education en Afrique (BREDA) de Dakar, un atelier sous-régional de formation sur l’éducation environnementale au profit des coordonnateurs, planificateurs, directeurs et enseignants membres du RESEAO (Réseau du Système des Ecoles associées de l’Afrique de l’Ouest).

L’atelier  a été ouvert le lundi 21 novembre 2011 à 9 heures dans les locaux du BREDA/UNESCO par M. Ndiassé Diop, Conseiller Technique n°1 du Ministre de l’Enseignement élémentaire, du Moyen Secondaire et des Langues Nationales en présence de Mme Alidou Hassanah, représentant Mme la Directrice du BREDA, Monsieur Akoété A. KOUGBLENOU, Secrétaire général de la Commission nationale du Togo pour l’UNESCO, Président du RESEAO "Réseau du Système des Ecoles Associées de L’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest et M. Aliou Ly, Secrétaire général de la Commission nationale du Sénégal pour l’UNESCO.

Trente trois (33) participants enseignants, directeurs d’écoles, planificateurs et coordonnateurs d’écoles associées, membres du RESEAO, du Burkina Faso, du Cap-Vert,  de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Mali,  de la Guinée, du  Togo et du Sénégal y ont  pris part.

Après la cérémonie d’ouverture officielle, l’agenda de l’atelier a été ensuite présenté par Mme Seck Fatou Dramé Niang, Coordonnatrice nationale du Réseau des Ecoles associées du Sénégal et adopté, sans modification qui a également rappelé les termes de référence de l’atelier en mettant en exergue les objectifs et résultats attendus :

-          Le renforcement des capacités des enseignants, directeurs d’écoles, coordonnateurs du RESEAO en Education environnementale afin qu’ils soient capables de sensibiliser et d’informer sur les questions d’environnement ;

-          La sensibilisation des enseignants, directeurs d’écoles, coordonnateurs du RESEAO sur la nécessité de créer une synergie entre les spécialistes en Education environnementale, les concepteurs de programmes scolaires et les populations pour l’intégration de l’éducation environnementale dans les curricula ;

-          La formation des enseignants, directeurs d’écoles, coordonnateurs du RESEAO pour la prise en charge des jeunes en vue d’acquérir des comportements responsables pour la sauvegarde et la préservation de l’environnement

-          Le partage d’expériences et la mutualisation des bonnes pratiques entre  enseignants, directeurs d’écoles, coordonnateurs du RESEAO pour la transformation de leur école en école verte.

Après les participants sont partis pour une visite de deux établissements scolaires où des expériences d’écoles écologiques ont été menées.  Ces écoles ont été primées lors d’un concours de « l’école la plus écologique » du Sénégal organisé en 2010 par le BREDA/UNESCO et à l’issue duquel le Collège bilingue de Sacré Cœur a été sélectionné comme école la plus écologique.

L’école élémentaire du Front de Terre, logée au Camp Leclerc situé au quartier Liberté 6 à Dakar  a été aussi récompensée pour ses efforts menés dans le cadre des activités d’éducation environnementale. Il s’est agi pour ces établissements de faire prendre conscience aux élèves, de l’importance de l’environnement pour aujourd’hui et pour le futur. L’occasion a été saisie par le BREDA représenté par M. Ido YAO, Chef de la Section Education pour la Paix et le Développement durable, VIH et la Commission nationale pour l’UNESCO représentée par Mme Seck Fatou Dramé Niang, Coordonnatrice nationale des Ecoles associées pour remettre un cadeau à l’école en guise d’encouragement.

Trois experts sont intervenus pour traiter, à tour de rôle, des thèmes liés à l’éducation environnementale et aux changements climatiques :

-          « Changements climatiques et actions de l’UNESCO »  par M. Ido YAO, Chef Section Education pour la Paix, l’EDD, VIH et Problèmes contemporains au BREDA/UNESCO;

-           « la place du jardin scolaire dans l’éducation des élèves » par M. Boubacar BADJI, Secrétaire général chargé de l’animation et de la formation à l’Association sénégalaise des Amis de la Nature (ASAN)    ;

-           « Education environnementale à l’école : définition, méthodes et outils de techniques de mise en œuvre » par M. SOUKOUNA Hamidou, expert de l’ONG « AIDE ET ACTION ».

La première communication relative aux changements climatiques a défini ce qu’est le changement climatique en  insistant sur les causes et les conséquences de ce phénomène. Il ressort de cette intervention que, du fait des réactions mondiales et africaines pour endiguer ce phénomène, il convient de constituer une mobilisation vigoureuse pour relever le défi de l’éducation pour le développement durable.

La seconde communication a présenté les buts de l’  « Association sénégalaise des Amis de la Nature » (ASAN) qui est d’aimer, de faire aimer, protéger, gérer, restaurer et protéger la nature. La  définition de l’éducation environnementale proposée vise à favoriser la connaissance de la nature (plantes, animaux, cadre de vie..) et la maîtrise de l’utilisation des terres, de l’eau et des méthodes de productions durables et simples. Le jardin scolaire, considéré comme annexe de la classe, doit servir de terrain d’expérimentation, de production et d’application des leçons de sciences naturelles, géographie, mathématiques… Il ressort de cette présentation que le développement des programmes des jardins scolaires suppose l’existence d’une volonté politique nationale en vue de l’amélioration de la qualité de l’éducation. La communication très fouillée pourrait faire l’objet de fiches pour la création et la gestion de jardins scolaires.

La troisième communication aussi a donné une définition de l’environnement et de l’éducation environnementale, précisé la conception de l’éducation environnementale s’adossant sur des valeurs de tolérance, de respect, de solidarité, d’équité, de responsabilité et de partage,  fait l’historique, rappelé les objectifs,  les principes directeurs de l’EE,   les méthodes et approches pédagogiques en EE ainsi que les modalités d’intégration  de l’EE dans les écoles, les conditions et processus de mise en œuvre de l’EE.

A la suite de ces communications, un débat fort intéressant a été engagé entre les experts et les participants. Entre autres questions, des questions  relatives aux cibles, au sort réservé au défunt Programme de formation, d’information en Education environnementale (PFIE), à la part de l’homme dans la dégradation de l’environnement, l’intégration de l’Education environnementale dans les curricula, des interventions à titre de contribution ont été favorablement accueillies. Les experts ont  apporté des réponses édifiantes sur le contenu de l’Education durable, les cibles, la mise en œuvre  des jardins scolaires.

C’est ainsi que les experts ont fait remarquer que l’Education environnementale est permanente et se fait à tous les niveaux, depuis le préscolaire jusqu’au supérieur, que les élèves sont au centre des activités et que le concept d’éducation au développement durable ne peut être appliqué à un type d’éducation qui ne respecte pas les cultures et les langues qui les véhiculent. En outre, il a été relevé que 90% des dommages causés à l’environnement sont les faits de l’homme. La réalisation des jardins scolaires en milieu urbain pouvant poser problème, il faut composer avec les réalités du milieu et faire des parents des partenaires actifs.  

Les représentants des pays participants, par ordre alphabétique, ont présenté une communication sur leurs expériences pays et leurs bonnes pratiques. Chaque intervenant a eu droit à dix minutes pour exposer une expérience réussie d’éducation environnementale en milieu scolaire. Ces expériences relatées nous ont apporté des renseignements complémentaires sur l’éducation environnementale dans ces pays.

-          Le Burkina Faso est caractérisé par trois zones géographiques distincts (Sud, Centre, Nord). Chaque zone et  chaque cycle d’enseignement développent des actions spécifiques à leur milieu et adaptées au niveau des élèves. Dans le cycle élémentaire l’accent est mis sur les activités pratiques, réelles alors que dans le cycle secondaire les activités sont plutôt théoriques (conférences, sketchs sur les thèmes d’étude). A l’école élémentaire de Dacouly, par exemple, l’on mène des activités sur la promotion de l’hygiène et de la propreté.

-          Le Cap Vert qui compte 14 écoles associées et 08 écoles candidates au Réseau développe plusieurs projets en milieu scolaire et un projet en milieu ouvert. Par exemple, en milieu scolaire, la création de clubs écologiques, création d’herbothèques, d’écoles vertes, de jardins scolaires…, en milieu ouvert, le projet Sandwatch né en Amérique latine et qui concerne la protection des zones côtières dans des pays de l’Afrique de l’ouest (Sénégal, Gambie, Cap Vert.)

-          La Côte d’Ivoire a fait une excellente présentation sur une expérience menée au lycée Sainte Marie de Cocody à Abidjan. Cet établissement, lycée de jeunes filles a mené beaucoup d’activités en matière d’éducation au développement durable et à la protection de l’environnement (propreté de l’école, jardinage, reboisement…)

-          La Gambie a mené beaucoup d’activités dans toutes les écoles associées du pays :

o    atelier d’information et de renforcement des capacités sur les changements climatiques à travers le sandwatch,

o   atelier d’information et de sensibilisation sur les feux de brousse, un des problèmes majeurs de l’Afrique,

o   sensibilisation sur l’extraction du sable marin et la recherche de l’or,

o   sensibilisation sur l’avancée de la mer.

-          La Guinée a démontré qu’à partir de conditions assez précaires, on peut aboutir à des résultats appréciables en matière d’éducation environnementale par la sensibilisation, la motivation et l’implication des communautés. 

-          Le Mali a fait preuve d’une volonté d’élargir sa base de travail par une formation des formateurs au delà de la sous-région et à l’organisation d’un véritable réseau.

-          Le Niger, fait remarquable, a intégré le préscolaire dans les activités d’éducation environnementale.

-          Le Sénégal a présenté l’expérience du Collège bilingue du Sacré-Cœur où les élèves ont eu à mener des enquêtes et à faire des recherches dans le domaine du Développement durable.  Il faut aussi noter qu’au niveau de cet établissement, l’Education au développement durable est intégrée dans les disciplines et à tous les niveaux d’enseignement. Dans le cadre du réseau national, en 2009 un camp de vacances  a été organisé par la Commission nationale pour l’UNESCO en partenariat avec la coopération espagnole, au profit des enfants du Collège d’Enseignement moyen (CEM) du village de Hann. Les activités ont été déroulées autour du thème « Patrimoine et environnement » et ont permis d’échanger avec les anciens, de découvrir et de mieux connaître leur localité dans tous ses aspects culturels et traditionnels. Des activités de reboisement du village avec comme slogan « un ancien, un arbre » ont  aussi été menées.

-          Le Togo a présenté l’expérience du lycée du 02 février qui compte 29 classes. Lomé la capitale du Togo connait une véritable explosion démographique, ce qui a provoqué de véritables problèmes liés  aux déchets plastiques (trop nombreux), à la gestion rationnelle de l’énergie et de l’eau. Pour apporter des réponses efficaces, l’on a beaucoup insisté sur la sensibilisation, la responsabilisation et la participation

Les présentations des pays ont suscité des échanges fructueux  entre les participants sur les bonnes pratiques, sur la nécessité de  la prise en compte de l’éducation environnementale dans les programmes scolaires à travers des activités de reboisement, de création de jardins scolaires et de bosquets, de promotion de l’hygiène à travers des conférences- débats, exposés, ateliers, concours de poèmes et de théâtres dédiés à la nature, des projections de films...

La présentation des expériences menées au niveau des pays, les travaux se sont poursuivis en ateliers. Deux groupes se sont librement constitués et ont travaillé sur le même thème  « élaboration et adoption de stratégies pour la création d’écoles vertes » avec des objectifs différents.

Recommandations  de l’atelier :

Considérant l’importance des défis liés aux changements climatiques dans le monde et dans nos pays en particulier,

Considérant l’impact de la faune et de la flore sur l’équilibre écologique,

Considérant le rôle que doit jouer l’homme dans la préservation et la restauration de son environnement,

Considérant que les jeunes, en particulier les élèves, peuvent jouer un rôle important dans la protection de l’environnement,

L’atelier recommande :

  • A l’endroit des décideurs politiques
    • une prise en compte des questions liées à l’environnement dans  les politiques et programmes d’éducation,
  • A l’endroit des Commissions nationales
    • de développer auprès des politiques, avec l’appui de l’UNESCO, un plaidoyer pour l’intégration de l’éducation environnementale et des écoles vertes dans les curricula
    • de mener des actions pour une forte implication dans la mise en place et le fonctionnement des écoles vertes
    • de favoriser les échanges d’information sur les expériences menées et les bonnes pratiques entre les écoles associées de la sous-région par la création d’un réseau sous-régional d’écoles vertes
  • A l’endroit des Ecoles
    • de mettre en place un comité d’initiatives
    • d’identifier les besoins
    • de définir les priorités en fonction des spécificités de chaque milieu
    • de sensibiliser élèves, enseignants et parents d’élèves pour leur adhésion au projet « écoles vertes »
    • de favoriser les échanges et les partages entre écoles
    • de capitaliser les expériences
    • de motiver les acteurs dans la mise en place des écoles vertes
DSC_7407 DSC_7428 DSC_7429 DSC_7436 DSC_7436 DSC_7433 DSC_7436
  • Open the image gallery
Commission nationale du Sénégal pour l'UNESCO
Addresse : B.P. 11522 - Dakar Peytavin
DAKAR - SENEGAL
Courriel : comnatunesco@orange.sn
Tel. secrétariat : (221) 33 822 57 30
Tel. SG : (221) 33 823 83 54
Fax : (221) 33 821 17 70
Tel. Président : (221) 33 821 89 30
[Jump to Top] [Jump to Main Content]